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Asal Bagheri Griffaton, La famille et le cinéma iranien

LA FAMILLE ET LE CINEMA IRANIEN

Asal BAGHERI GRIFFATON

 

Dans un contexte difficile, faire rêver une génération qui a connu une révolution, une guerre, plusieurs embargos économiques et le bouleversement de la plupart des codes de conduites publiques, dans un laps de temps aussi court que trente ans, est un acte salutaire. De plus, la rigidité et l’incertitude qui règnent sur la production cinématographique iranienne rend l’avenir d’un film ainsi que l’avenir économique de son créateur instables et laissent peu de place à la prise de risque.

Les réalisateurs iraniens se heurtent à ces obstacles, néanmoins ne reculent pas. Trouver des manières de dire l’indicible et s’approcher au plus près du vrai en accédant à l’imagination du spectateur avide de rêve, de beau, de liberté et d’intimité est une des préoccupations majeures du cinéma iranien.

L’objet de cette recherche porte sur la représentation de la famille dans le cinéma iranien postrévolutionnaire. Nous mettons au jour les implicites du message cinématographique en nous appuyant sur une analyse méthodologique rigoureuse qui donne la possibilité à un objet artistique dont la caractéristique la plus importante est la singularité, tel que le cinéma, d’être formalisé dans une structuration.

La méthodologie utilisée pour analyser le phénomène socio-politico-culturel en tant que pratique signifiante est le modèle de la sémiologie des indices élaborée par Anne-Marie Houdebine.

Une  traversée à portée historique présentée au cours de ce travail  parcourt l’évolution de la représentation de la famille dans le cinéma iranien des débuts jusqu’à nos jours.

Nous nous focalisons sur plusieurs films emblématiques du cinéma iranien d’avant et après la révolution en ce qui concerne notre objet d’étude. Ce corpus filmique est constitué, par ordre chronologique, des films suivants :

La fille de la tribu de Lor (1933),  Abdolhossein Sepanta

La tempête de la vie (1948), Ali Daryabaigi

Le sud de la ville (1958), Farokh Ghafari

Le trésor de Gharoun (1965), Siamak Yasmai

Le mari d’Ahou khanoum (1968), Davud Mollapur

Gheysar (1969), Masoud Kimyayi

La lune de miel (1976), Fereydoun Goleh

Bashu, le petit étranger (1985), Bahram Beyzayi

Nargess (1992), Rakhshan Bani Etemad

La dame de mai (1998), Rakhshan Bani Etemad

Rouge (1998), Fereydoun Djeyrani

Le cessez-le feu (2006), Tahmineh Milani

A propos d’Elly (2009), Asghar Farhadi

Une séparation (2011), Asghar Farhadi

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