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Serge Regourd, La représentation de la famille comme signe des mutations du cinéma français

La représentation de la famille comme signe des mutations du cinéma français

La famille constitue, évidemment, un sujet pérenne des représentations du cinéma français, soit à titre principal, comme objet direct, soit, plus souvent comme élément de contextualisation d’intrigues de natures diverses.

Une prise en compte chronologique de la cinématographie française depuis les débuts du parlant, au cours des années trente jusqu’à l’époque contemporaine, fait apparaître une claire rupture, aboutissant à des représentations antithétiques, à la fois sur le terrain social et sur le terrain sociétal.

Sous l’angle social, le basculement est spectaculaire : la famille populaire de Papa, maman, la bonne et moi (Le Chanois), de Antoine et Antoinette (Becker), ou de La Fête à Henriette (Duvivier), sans parler des films de PAGNOL, a disparu des écrans, corrélativement à l’éradication du prolétariat et des couches populaires dans les représentations médiatiques. Il reste certes, des îlots de subsistance à l’image du cinéma de Robert Guédignian. Mais le modèle dominant est désormais, celui de la « distinction sociale », de la bourgeoisie urbaine, sur le modèle des films de Danielle Thompson (Le Code a changé) ou de ses épigones tel Le héros de la famille (KLIFA), réunissant les générations d’une même famille autour d’un héritage d’une bonne nuit, thème conjoint de L’heure d’été d’Assayas, concernant l’héritage d’une belle demeure familiale abritant les œuvres d’un grand peintre…

Le basculement social intègre des ramifications sociétales : la famille est, conjointement éclatée. L’adultère ne provoque plus guère de drame, il constitue une donnée de base, et l’imaginaire cinématographique fait figure de visionnaire au regard des revendications du Mariage pour tous.

La communication se propose d’établir un tel constat de rupture dans les représentations dominantes, mais aussi d’en déceler les origines et les significations en termes d’épiphénomènes de mutations de plus grande ampleur.

Je vous remercie.

Serge Regourd.

Professeur à l’Université Toulouse 1 Capitole.

Directeur de l’Institut de Droit de la Culture et de la Communication (EA 785).

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